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Des objectifs à réaliser

France-Guyane 07.08.2017
Propos recueillis par Bernard DORDONNE

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Des objectifs à réaliser
Jean-Luc Davidas, à la tête de la liste Cap CCIG 2017, se présente aux élections de la chambre de commerce et d'industrie (BD)

Jean-Luc Davidas est la tête de la liste Cap CCIG 2017 pour les élections à la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane qui se dérouleront du 16 au 23 août. En gladiateur, le leader de la liste répond aux attaques de ses adversaires et invite Carine Sinaï, la tête de la liste Engagé et déterminé pour la chambre de commerce et d'industrie de Guyane, à un débat public.

Comprenez-vous les attaques menées contre vous par la liste adverse ?
Je n'ai aucune explication sur cette animosité envers ma personne et je ne cherche pas à en avoir. Je suis candidat aux élections de la chambre de commerce et d'industrie car j'ai des convictions. Je me bats pour que la CCIG puisse exister. Je me bats pour l'économie du pays et pour les entreprises guyanaises. Je l'ai prouvé plus d'une fois dans mes engagements avec le Medef. Dans cette campagne, ils ont choisi un angle d'attaque qui consiste à calomnier Jean-Luc Davidas, la tête de la liste Cap CCIG 2017 et sa société. Moi, je choisis l'angle du développement de la chambre de commerce et l'ouverture de ses portes aux entrepreneurs Guyanais. Dans l'intérêt des chefs d'entreprises, car ce sont les premiers concernés, j'invite mon adversaire Carine Sinaï à débattre de nos projets à la télévision et à la radio.
Et si elle refuse ?
Les chefs d'entreprise ont une réelle attente de la chambre de commerce. Je ne pense pas qu'ils vont être dupes. Ils vont comprendre que la liste adverse n'a rien à leur proposer pour leur permettre de sortir la tête de l'eau. Ce n'est pas en mettant sans cesse en doute l'intégrité de la justice française et les compétences des personnes qui travaillent à la préfecture, que les leaders de la liste adverse vont redonner confiance aux commerçants. Je fais confiance à la justice de mon pays. Mes adversaires ont eu un comportement irrespectueux envers le préfet et moi-même en nous assignant devant le tribunal administratif et le jour de l'audience, ils ne sont pas venus, préférant faire une conférence de presse. J'indique aux chefs d'entreprises, et je sais qu'ils le savent déjà, que la chambre de commerce est régie par le code du commerce. Les candidatures doivent respecter des règles précises. Notre liste a été étudiée et vérifiée en long et en large. Maintenant libre à eux de dire, de penser et de calomnier, il faudrait en revanche que cela s'arrête pour se lancer dans un débat économique pour la CCI.
Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes inéligible car votre entreprise n'a pas répondu aux marchés publics ?
Je tiens d'abord à tordre le cou à la rumeur qui veut faire croire que si la liste conduite par Jean-Luc Davidas gagne, les élections vont être une nouvelle fois annulées. Ce n'est pas vrai. J'ai déjà créé plusieurs entreprises en Guyane qui sont encore en activité. Je dirige actuellement la société Multibat, créée en 2004 et qui a déjà répondu à plusieurs marchés publics dont un qui concerne une collectivité en novembre 2016. Il y a deux ans nous avons réorienté cette société sur une nouvelle activité qui consiste à fabriquer des meubles en fibre de verre. Je donnerai toutes les preuves à la justice pour que tout cela s'arrête.
Comment avez-vous abordé votre campagne auprès des commerçants ?
Aujourd'hui, les entrepreneurs ont l'impression que la chambre de commerce ne sert à rien. Nous allons changer cette image car à la CCIG il y a des employés qui sont très compétents, il faut exploiter cette compétence. Il y a une règle à la CCIG que nous allons faire appliquer : les élus font de la politique, les permanents appliquent la politique des élus. On mène une campagne qui est basée sur des faits réels. Il y a eu une crise sociale en mars et avril 2017 qui a laissé de fortes traces dans l'économie guyanaise. Il y a eu le problème du port avec des conteneurs qui ne sont toujours pas revenus.
Le pôle économique dans les Accords de Guyane a réussi à bénéficier de fonds qui pourront relancer l'économie mais cela ne se fera pas tout de suite.
Nous allons aider l'entrepreneur guyanais à passer ce cap difficile et se relancer pour les années qui viennent. On ira très vite car nous avons un projet consulaire avec une ligne économique et une ligne politique fortes. On s'est donné des objectifs. On va les réaliser. Pendant que les autres s'agitent nous effectuons un travail de proximité pour remettre aux commerçants notre programme et dire aux chefs d'entreprise ce que nous voulons faire de la chambre de commerce.
Vous avez-été élu en 2010, avez-vous aujourd'hui, la même vision politique et économique pour la CCIG ?
Je rappelle que j'ai été élu en 2010 sous le règne de Jean-Paul Lepelletier, et j'ai démissionné en 2013 car j'avais des désaccords sur la gouvernance et en plus on n'avait pas la même vision économique.
La chambre de commerce d'hier ne peut pas être celle de demain. Il y a un changement de génération. Je constate que l'on a perdu le port, on a donc beaucoup moins de moyens, alors il nous faut trouver de nouvelles ressources.
La modernisation de l'aéroport international Félix-Éboué est-elle actée dans votre programme ?
Nous allons faire de l'aéroport un endroit convivial et économique mais aussi une véritable porte d'entrée de la Guyane.
Cette structure est dans un état catastrophique. Il n'y a pas de dépose minute, les pompiers sont très mal équipés, et il n'y a pas un véritable aménagement d'un espace commercial. L'un des premiers combats que nous allons mener c'est d'enlever cette impression de no mans land lorsque l'on est à l'aéroport. Nous allons chercher à convaincre les instances compétentes de pouvoir éclairer l'aéroport de Félix-Eboué jusqu'au rond point de Califourchon. Il faut moderniser cette structure qui est gérée par la chambre de commerce.
Quelles seront vos premières actions ?
Mettre un logo sur le bâtiment de la CCIG pour donner envie aux entrepreneurs d'aller dans cette structure.
En deuxième, la mise en place immédiate du guichet unique de la CCIG. Le chef d'entreprise doit venir dès qu'il a une question à poser. Il faut qu'il se sente chez lui. Et il ne faut pas qu'il perde son temps car il a une entreprise à gérer. Nous allons lui faciliter la tâche de A à Z. On va aider le primo-entrepreneur. On va accompagner les entreprises qui veulent se développer, même à l'extérieur. Le problème du foncier est important pour nos patrons. Nous allons rencontrer les institutions, leur demander de nous libérer du foncier afin de nous permettre d'investir.
Notre rôle à la CCIG est de redonner confiance à une économie en berne. C'est aussi de pourvoir fédérer tous les syndicats patronaux. L'entreprise crée la richesse, et c'est sur cette base que nous allons créer des emplois.
Pourquoi Stéphan Ohlicher, le président du Médef Guyane n'est plus sur votre liste ?
Stéphan Ohlicher a une nouvelle fonction de président du Medef. Dans ma logique, le président du Medef est un bras armé de la chambre de commerce. Il faut qu'il garde son intégrité et son indépendance de pensée et d'actions.
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