ACTUALITé - ÉDUCATION / SANTé / ENVIRONNEMENT

Char : une réunion qui ne convainc pas

France-Guyane 13.05.2017
Marine JACQUES

1RÉAGIR

Char : une réunion qui ne convainc pas
À droite, la directrice du Char, Agnès Drouhin, et la présidente du conseil de surveillance, Cathia Anatole. Ci-dessus, l'UTG-Char quitte la réunion d'informations. Le syndicat veut que les négociations reprennent (MJ)

Les conditions étaient réunies pour relancer les négociations à l'hôpital de Cayenne. Hier matin, les syndicats, la direction et des médecins du Char étaient présents au même endroit au même moment. Mais c'était une réunion d'informations qui était prévue et cela n'a pas semblé nécessaire à l'UTG-Char et au sénateur Antoine Karam, qui sont partis.

(MJ)
Le conseil de surveillance et la direction du centre hospitalier Andrée-Rosemon (Char) ont organisé une séance d'informations et d'échanges, hier matin dans la salle de délibérations de la Communauté d'agglomération du centre littoral (CACL). Il était question d'aborder les règles de fonctionnement institutionnelles, les points sur les dossiers d'investissement en cours et prévus, ainsi que la situation actuelle de l'hôpital. L'UTG-Char était présente mais a quitté la salle au moment où la directrice du Char s'exprimait sur le manque d'organisation dans l'établissement. « Tant que le fonctionnement n'est pas organisé, c'est impossible pour moi de valider un effectif supplémentaire » , a-t-elle indiqué. À la sortie de la salle, Patricia Saïd, secrétaire générale 1er adjointe de l'UTG-Char, n'a pas maché ses mots concernant la directrice : « Elle a contribué à la désorganisation de l'équipe de soins car elle a fait partie du service des ressources humaines. » L'UTG-Char demande à ce que les négociations reprennent, de même que le sénateur Antoine Karam qui était présent hier matin. « Nous sommes à 36,5 postes supplémentaires, proposés par la direction, ça pourrait encore évoluer si les négociations reprennent » , espère-t-il.
« AU DÉTRIMENT DES USAGERS »
Au cours de la réunion d'information, la directrice a été très claire. Elle ne répondra pas favorablement à la demande de l'UTG-Char qui estime les besoins à 239 postes supplémentaires. Quant à Éric Miatti, syndicat CDTG-CFDT, il a exprimé son désaccord avec les pratiques de l'UTG, en particulier la décision de bloquer l'accès à l'hôpital : « On peut faire des actions symboliques mais pas pénaliser la population. » Même son de cloche pour Guy Frédéric, président de l'association Santé et respect des droits pour tous, qui a martelé que l'usager devait être au coeur des préoccupations : « Nous soutenons toute action favorisant l'amélioration de la situation sanitaire en Guyane, mais pas au détriment d'usagers et patients du système de santé. »
Un référé pour atteinte au droit de grève
Le Char a engagé un référé liberté pour atteinte au droit de grève. Par cette procédure, le syndicat UTG-Char aurait demandé l'annulation des décisions d'assignation prises pour 21 professionnels par la directrice de l'établissement, Agnès Drouhin.
Le juge administratif a rejeté la requête du syndicat, d'après un communiqué de la direction du Char.
1
VOS COMMENTAIRES
  • René - 14.05.2017
    Spécialistes
    Pour attirer des médecins spécialistes , il faudrait une meilleure publicité concernant l'hôpital et la Guyane en général. Là, nous sommes mal barrés...
1

Réagissez à cet article

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2 mn) :

CONNEXION