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Les lycéens repartent avec des promesses de travaux

France-Guyane 11.10.2017
Pierre-Yves CARLIER

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Les lycéens repartent avec des promesses de travaux
Entre 500 et 600 lycéens, soutenus par des enseignants ainsi que par des membres de Tròp et des 500 Frères, ont manifesté, hier devant le rectorat (PYC)

Les élèves grévistes reprennent les cours ce matin. Environ 500 d'entre eux ont manifesté hier matin devant le rectorat. Les dirigeants de l'académie et de la CTG ont annoncé des chantiers pour les prochaines semaines.

Des sanitaires supplémentaires. Voici ce qu'ont gagné, notamment, les élèves du lycée Félix-Éboué, après une petite semaine de mobilisation. Hier matin, les conseillers territoriaux Claude Plénet et Pierre Désert leur ont présenté les chantiers en cours et les travaux qui seront lancés « dès les vacances de la Toussaint » . Les toilettes en sont un exemple. « L'accent a été mis sur le calendrier » , souligne la Collectivité territoriale (CTG). Une nouvelle rencontre est prévue mardi, entre les lycéens et le recteur, qui sera de retour de Paris.
Entre 500 et 600 élèves ont manifesté, selon les chiffres du rectorat, hier matin. Ceux de Félix-Éboué, Melkior-Garré (Cayenne) et Damas (Rémire-Montjoly) ont reçu le renfort d'une poignée d'élèves de Max-Joséphine (Cayenne). Si ce dernier lycée a bénéficié d'une importante rénovation ces dernières années, les problèmes d'insécurité sur l'avenue Voltaire demeurent. À Mana, le lycée Léopold-Héder s'est aussi mobilisé. Des élèves ont installé des pancartes revendicatives sur les grilles de l'établissement.
À mesure que chaque porte-parole prend le mégaphone de Tròp Violans et des 500 Frères à Cayenne, les mêmes revendications contre la vétusté des locaux et la médiocrité des repas à la cantine reviennent. « À ce que je vois, c'est un peu pareil dans tous les lycées » , constate une élève de Léon-Gontran-Damas.
À Vidal, les travaux inquiètent
Les élèves du lycée Léon-Gontran-Damas à Rémire-Montjoly vont-ils vivre l'enfer qu'ils redoutent, cette année ? Ce mois-ci, les deux premiers niveaux - sur six - du bâtiment ferment pour travaux. Ils doivent durer dix mois. Résultat, expliquent les élèves, les salles informatiques qui se trouvent dans ces étages seront installées au sixième, où se déroulent notamment les cours de maths et d'histoire-géo. Ces cours-là seront délocalisés dans des bungalows. « On est 35 en classe. Comment tiendra-t-on dans des bungalows prévus pour 28 ? » , se demande une manifestante. Les élèves déplorent aussi le manque de surveillants : « Ils sont sept pour surveiller six étages et 1 150 élèves. » L'une des conséquences de ce sous-effectif, précisent-ils, a été la fermeture d'une salle d'études.

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