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CAYENNE - Ta'Too, le patrimoine guyanais en jeu

France-Guyane 07.10.2017
David RODOREDA

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Ta'Too, le patrimoine guyanais en jeu
De gauche à droite, Geoffroy Dongala, Mylène Mordicé et Lucas Bossé ont présenté, vendredi dernier au collège Justin-Catayée, le jeu à une vingtaine d'enseignants (DRo)

Trois enseignants du collège Justin-Catayée ont créé un jeu de plateau, baptisé Ta'Too, sur le thème du patrimoine guyanais. Outil d'apprentissage ludique, il permet d'intégrer plusieurs disciplines de manière transversale. Un concept innovant autour duquel près d'une centaine d'élèves se prépare à s'affronter lors de tournois.

À l'origine du projet, Lucas Bossé. « L'idée première était un Monopoly en anglais, mais le vocabulaire est limité » , explique le professeur d'anglais du collège Justin-Catayée qui s'est alors interrogé sur la manière « d'intégrer des aspects culturels au service de la communication » . Une préoccupation qui le rapproche du professeur d'histoire-géographie, Geoffroy Dongala. « Le défi était de créer nos propres outils pédagogiques, souligne ce dernier, mais aussi de prendre à contre-pied l'idée que les enseignants n'adaptent pas leurs contenus aux réalités guyanaises. » Un duo qui devient très rapidement un trio. En effet, l'élaboration du jeu nécessite une expertise en mathématiques. « Ce projet m'a aussitôt intéressé, confie Mylène Mordicé, enseignante de mathématiques, il permet d'aborder, avec les élèves, les probabilités, la géométrie mais aussi le numérique. C'est un cas concret, ludique, qui décloisonne les mathématiques. »
Bien qu'il soit plutôt centré sur les communes de l'Île de Cayenne, le jeu baptisé Ta'Too associe également les autres communes. Les élèves y découvrent notamment les enjeux liés à l'aménagement du territoire. Une partie réunit quatre joueurs et un « governor » .
UN PROJET EN D'AUTRES LANGUES
Oui, le jeu est en anglais. « J'espère que le projet s'ouvrira à d'autres langues, le créole notamment » , précise Laurence Lemki, inspectrice d'académie pour l'anglais. « Le projet est d'ailleurs inscrit dans le cadre des journées de langues. Il a obtenu le prix d'excellence. »
Soutenu par la Dac (Direction des affaires culturelles) et le CAUE (Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement), fortement encouragé par le rectorat, le projet devrait également associer le lycée Balata pour la phase industrielle : études de marché, choix des matériaux, production des pions avec la technologie de l'imprimante 3D.
En attendant le développement à plus grande échelle, près d'une centaine d'élèves de six collèges et deux lycées se préparent à s'affronter en inter-classes et lors d'un tournoi inter-établissements prévu en mars 2018.
Les enseignants de l'académie intéressés par le concept et qui souhaiteraient intégrer les prochains tournois sont invités à se rapprocher de la direction du collège Justin Catayée.
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