ACTUALITé - FAITS DIVERS / JUSTICE

Aux assises, l'accusation s'effrite

France-Guyane 16.02.2017
T. F.

5RÉAGIR

JUSTICE. Hier matin a débuté le procès de Jiany Niord et Anaëlle Arnault. Âgés de 24 ans, ils sont accusés de meurtre et tentative de meurtre sur deux militaires. Les faits se sont produits le 25 octobre 2014 au petit matin, lors d'une sortie de boîte de nuit. Il est reproché aux deux accusés d'avoir fauché, au volant d'un 4x4 Mercedes, les deux victimes. Pire, d'avoir ensuite rebroussé chemin pour rouler sur leurs corps. Mais hier, devant la cour d'assises, le dossier de l'accusation s'est rapidement effrité, voire effondré. Dès l'entame des débats, le directeur d'enquête, entendu par visioconférence, explique qu'il n'existe aucune preuve qui montre que la voiture conduite par les accusés a roulé sur le corps blessé d'un militaire. En début d'après-midi, le médecin légiste, qui a pratiqué l'autopsie sur la dépouille du légionnaire de 24 ans, affirme qu'il n'existe aucune trace du passage d'un véhicule sur la victime. « Il est décédé d'un trauma crânien grave lié à l'impact » , précise le spécialiste. La thèse du « deuxième passage » s'écroule. Ensuite, c'est un témoin de l'accusation qui voit sa version s'effondrer à la barre. Interrogé par les avocats de la défense, Me Léandry, Me Constant et surtout Me Ursulet, il s'embrouille, s'emmêle et fini par quitter la salle totalement étourdi. Progressivement, le contexte du drame s'affine. Une sortie entre trois amies, une bagarre générale conduite par un groupe de militaires dans la boîte de nuit, un ami des jeunes femmes poursuivi dans la rue par ces mêmes militaires ivres de violences, l'alcool, la panique, la peur... « Tout est allé très vite, on a complètement été dépassées » , explique l'amie d'enfance de l'accusée à la barre. Quand elle se retrouve au volant de la Mercedes, avec à ses côtés Jiany Niord, Anaëlle Arnault roule dans une rue au milieu de laquelle marchent des militaires décrits par de nombreux témoins comme très menaçants. « À Kourou, quand ça dégénère avec les légionnaires, c'est le bordel » , assure un témoin à la barre. C'est donc paniquée et apeurée que la jeune femme aurait accéléré pour se frayer un passage et éviter les coups. Mais un homme est mort...
Le procès se poursuit aujourd'hui, avec certainement d'autres révélations sur ce qu'il s'est réellement passé le matin du 25 octobre 2014.
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VOS COMMENTAIRES
  • Monte-Cristo - 17.02.2017
    @fran973
    Avant encore sortir encore une connerie pour defendre tes chers militaires blancs, ils n'avaient qu'a pas agressé les gens et il serait pas mort
    Tu sais il exite aussi des brebis galeuses dans l'armée, va demander aux gamines et gamin violè par eux en Afrique
    Tu sais 97% des actes de pédophilie en France sont fqit par de bon petits français blanc de souche
  • coucou973 - 17.02.2017
    Salut MC,
    Ton commentaire de dénigrement racial n'a pas lieu d'être.
    Pour info, la conductrice accusée est blanche. Le militaire mort non.
    Dès que l'on prend position sur une affaire, merci de ne pas en faire une histoire de noirs ou de blancs.
    Le raciste n'est peut-être pas celui que tu crois.
  • Monte-Cristo - 17.02.2017
    Mais m'enfou la prochaine fois les enfoiré de militaires de kourou vont bien ce tenir
    Ild pensent avoir tous les droits
  • fran973 - 17.02.2017
    undefined
    C'est la faute des méchants militaires si elle a foncé dans le tas mais bien-sûr
  • Monte-Cristo - 20.02.2017
    Si tu étais au courant de l'affaire, lorsque que vous avez affaire à des gens qui vous menace, sui désire casser du Guyanais ey des civils
    Vous faites tout pour protéger votre vie
    Mais non tes militaires sont gentils en Afrique aussi ils désirent juste jouer au docteur avec les enfants
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