ACTUALITé - FAITS DIVERS / JUSTICE

ASSISES - Des peines adoucis en appel pour les complices de Manoelzinho

France-Guyane 11.02.2017
B. D.

1RÉAGIR

Le verdict du procès en appel devant la cour d'assises des deux accusés dans l'affaire Manoelzinho, l'ennemi public numéro 1 en Guyane en 2012, est tombé, jeudi soir vers 19 heures. Les jurés ont raboté les peines infligées en première instance.

Les jurés ont redonné le sourire aux deux accusés Valdemir dos Santos Ribeiro Pimenta et Itamar Bezerra Alves, ainsi qu'aux avocats de la défense Me Jacques-Olivier Duboisset et Me Nolwenn Evin.
En première instance, Valdemir Dos Santos Ribeiro Pimenta, 32 ans, avait été condamné par la cour d'assises de Martinique à perpétuité. Le second accusé, Itamar Bezerra Alves, 31 ans, avait écopé de vingt-cinq ans de réclusion criminelle.
En appel, les jurés n'ont pas suivi le réquisitoire de l'avocat général qui avait réclamé les mêmes peines qu'en première instance. Les jurés ont considérablement baissé ces condamnations. Valdemir dos Santos Ribeiro Pimenta est condamné à vingt ans de réclusion criminelle et Itamar Bezerra Alves est condamné à quinze ans de réclusion.
LE PRÉSIDENT A REMERCIÉ L'INTERPRÈTRE
Me Jacques-Olivier Duboisset qui défendait Valdemir dos Santos Ribeiro Pimenta a été satisfait de la décision de la cour. « Je suis satisfait parce qu'on passe d'une perpétuité avec une période de sûreté de vingt-deux ans, à vingt ans de prison sans peine de sûreté. Au bout de dix ans, il pourra faire une demande de libération conditionnelle. » L'avocat reconnaît avoir convaincu les jurés lors de sa plaidoirie : « J'ai expliqué tout simplement que la perpétuité n'était pas adaptée pour ce meurtre. Elle est réservée pour des crimes plus lourd et plus sanglants tels que les attentats du Bataclan à Paris et celui de Nice. »
Pour Me Nolwenn Evin, qui défendait Itamar Bezerra Alves, cette condamnation est un soulagement « car on était à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. »
L'avocate a insisté dans sa plaidoirie sur la version de son client : « Il a toujours dit qu'il ne faisait pas parti de la bande. Pour moi, il était crédible et les jurés, eux aussi, ont cru en lui en remettant la bande organisée en question. »
Juste après le délibéré, une chose rare qui mérite d'être signalée, le président de la cour a félicité et remercié au nom des jurés, l'interprète des quatre jours d'audience pour la qualité de son intervention en simultanée qui a permis selon lui un bon déroulement du procès. L'affaire Manoelzinho avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque. Ce dernier, qui régnait en maître dans le milieu de l'orpaillage clandestin dans le département, porte sur ses épaules 18 homicides dont ceux de deux militaires.
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VOS COMMENTAIRES
  • jess - 12.02.2017
    Au bout de dix ans, il pourra faire une demande de libération conditionnelle.
    M...........EEEEEEE.....R DE alors il est condamné!!!!
    c'est pas la justice
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