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ACTUALITé - FAITS DIVERS / JUSTICE

Les agriculteurs de Macouria bloquent la mairie

P.R. /P-Y.C /J.P.B franceguyane.fr 09.11.2017

Le Syndicat des exploitants agricoles de Macouria et la Fédération Départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) bloquent la mairie de Macouria depuis ce matin. Les agriculteurs menacent de déverser 10 000 litres de purin sur la façade de l’hôtel de Ville. Ils demandent la cession gratuite des terrains agricoles que la mairie avait obtenu du Cnes en 1996 pour "50 francs". 

« Nous demandons à la mairie de Macouria de respecter le protocole d’accord signé avec l’État en avril dernier », déclare Christian Epailly. Ce protocole prévoit selon l'agriculteur une subvention de 2 millions d’euros à la mairie de Macouria, « pour céder des terrains aux agriculteurs ». « En 1996, la mairie a obtenu 3 650 hectares pour 50 francs, continue l’agriculteur. Le Cnes avait alors transfèré une partie de son patrimoine aux élus guyanais. Aujourd’hui, la mairie veut nous vendre l’hectare 4 000 euros. Nous voulons que le foncier appartienne aux gens qui travaillent la terre. »

La Préfecture a proposé aux agriculteurs une rencontre demain.

La tension monte
En début d'après-midi, la tension est montée d'un cran au pied de l'ancienne mairie. Les agriculteurs ont commencé à installer des étals afin de délocaliser le marché, qui se tient habituellement le jeudi après-midi devant le centre socioculturel, jusque sur le lieur de leur manifestation. L'arrivée des gendarmes mobiles et de la police municipale a provoqué la crispation chez les manifestants. Le calme est revenu assez rapidement. Christian Épailly a reçu la proposition d'une réunion de concertation demain vendredi, à condition que les manifestants retirent leurs affaires. Ce qu'il a refusé en indiquant qu'ils le feront une fois qu'un accord aura été trouvé.


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VOS COMMENTAIRES
  • Ergo sum - 12.11.2017
    Merci Melville pour Frantz Fanon, je ne le connaissais pas. Cette définition du dangereux malade est frappante d'humanisme au mauvais sens du terme, l'histoire n'est que la lutte permanente pour dominer l'autre. Ici et à présent cette domination est plus insidieuse que jamais : il n'est pas certain que cette domination soit sciemment menée ou simplement désirée, pendant que la perfidie et la faiblesse intellectuelle des représentants des dominés les font épanouir dans ce marasme. Les "représentés" croient, à leur tour, que cette situation est bonne et sans alternative, tout en crevant de ses effets. La Guyane est un cas unique, très intéressant d'observer sa descente.

    Mais non, Passy, tout va bien, aucune punition ! Je suis rouge et léniniste et tout. Vous avez oublié que le Kollectif est très méchant. Tout ira bien mais n'oubliez pas vos médicaments.


    Enfin, FG, qu'est-ce que les gens de Matiti ont obtenu ?
  • xxl - 11.11.2017
    J'AI VOTE
    Question: doit-on donner la terre aux agriculteurs oui !!!!!
    mais pas pour construire des buildims maisons de capitalistes sinon il faut pays aux mètres carrés parce que là guyanais pas couillons il fautttttt ! PAYER ET CACH !!!!
  • RAF973 - 11.11.2017
    Heureusement on est dans un état de droit et je pense que seul un passage chez le juge peut régler le problème.
  • Paassy - 10.11.2017
    Trop franc ?
    Epailly a surement ses défauts, dont celui de ne pas manquer de franchise...
    C'était une des premières voix dissonantes au sein du kollektif pou lagwyann dekoné, il n'a pas hésité a dire tout haut tout le mal qu'il pensait du noyau dur de ces fanatiques et leurs fumeuses théories. Cela explique sans doute une partie de l'animosité qu'on lui porte.
  • Melville - 10.11.2017
    Trop d’infamie, Passy ?
    Quand vous aurez recouvré la raison –si tant est que vous l’ayez jamais perdue d’ailleurs-, vous nous expliquerez ce que vous, l’innommable Passy, entendez par les « fumeuses théories » orchestrées par le « kollektif pou lagwyann dekoné ». Par hasard, ces « fumeuses théories » ne seraient-elles pas à l’origine de la détermination des Guyanais à ne plus s’en laisser compter ? Ah ! ce Passy, trop de se sentir encore encore dans les colonies.
  • Ergo sum - 11.11.2017
    Cette manie de tout ramener au Collectif et à ses prétendus défauts relève d'une pathologie zorayo-locale. S'agissant d'un cas médical, une certaine compréhension s'impose même si sa mauvaise foi apparente cherche à occulter la réalité post-coloniale.
    Sa mauvaise foi n'est peut-être qu'apparente, car rien ne prouve que le malade ait la moindre conscience de la réalité guyanaise, la moindre capacité de dépasser une rémanence cérébro-coloniale qui se nourrit de cette même réalité dont il refuse l'analyse... C'est un cercle vicieux dont il est très difficile de sortir. De nombreux brigands détestent leurs victimes, leur attribuent toutes sortes de défauts et péchés : ce comportement est une défense que le brigand érige devant sa propre conscience : ma victime est un salaud, j'ai donc raison de lui faire du mal.
    A partir de là il n'y a aucune limite, il tourne comme une machine emballée. Soyez donc compréhensif et d'autant plus que le recours à cette autodéfense psychologique indique que le brigand en question a, quelque part, un rudiment de conscience. C'est déjà ça.
  • Paassy - 12.11.2017
    Comme une envie de psychiatrie punitive ?
    Ah, voilà que les psy rouges étoilés ont posé leur diagnostique. A défaut d'arguments, on déclare l'opposant malade, le retour de la "schizophrénie torpide" chère à Lénine ?

  • Melville - 12.11.2017
    La dangereuse pathologie de Passy
    Votre analyse, Ergo Sum, est plus que pertinente, même enrobée d’humour. Dans Peau noire et Masque blanc, l’écrivain martiniquais Frantz Fanon, psychiatre de formation, conclut que le colonisateur est « un dangereux malade ». « Un dangereux malade » qui n’a que faire de l’avenir du pays qu’il a choisi de coloniser et encore davantage de celui de ses habitants. Quand je repense aux posts de Passy sur ce forum, j’ai l’impression de relire les témoignages des Pieds-Noirs, en Algérie, ou, plus récemment, ceux des Caldoches, en Nouvelle Calédonie. On y trouve la même arrogance. La même outrecuidance. La même indécence. Le même cynisme. Des « dangereux malades » qui ont tout de même en commun d’avoir provoqué les pires guerres coloniales françaises.
  • Ergo sum - 09.11.2017
    Ils ne savent pas ce qu'ils font. Que Dieu leur pardonne, car l'humain ne le peut pas. Beurk, sale bande de saboteurs-voleurs-merdeux. Criminels minables et fossoyeurs professionnels de la Guyane usant de leur postes pour magouiller et cacher la misère de leurs débilités. Allez, donnez-leur les terres gratis !
  • Ergo sum - 09.11.2017
    Ils ne savent pas ce qu'ils font. Que Dieu leur pardonne, car l'humain ne le peut pas. Beurk, sale bande de saboteurs-voleurs-merdeux. Criminels minables et fossoyeurs professionnels de la Guyane usant de leur postes pour magouiller et cacher la misère de leurs débilités. Allez, donnez-leur les terres gratis !
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