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Affaire Fillon: l'enquête étendue aux costumes offerts au candidat

AFP 16.03.2017

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Affaire Fillon: l'enquête étendue aux costumes offerts au candidat

François Fillon en campagne à Caen, le 16 mars 2017

-CHARLY TRIBALLEAU (AFP)

L'enquête sur de possibles emplois fictifs qui a valu à François Fillon d'être mis en examen en pleine campagne présidentielle a été étendue aux conditions dans lesquelles des costumes de luxe lui ont été offerts, a affirmé jeudi à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information de Marianne.

Le parquet national financier a élargi l'enquête des juges d'instruction à des soupçons de trafic d'influence, a précisé cette source. Le Journal du dimanche (JDD) avait révélé le weekend dernier qu'un mécène, qui n'était pas identifié, avait signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour régler deux costumes achetés chez Arnys, un tailleur parisien des quartiers chics.

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors?", avait confirmé lundi le candidat de la droite à la présidentielle, dans Les Échos, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant que ces cadeaux n'avaient "rien à voir" avec la politique.

Aux deux costumes s'ajouteraient selon le JDD près de 35.500 euros "réglés en liquide" chez ce même tailleur, pour un montant de près de 48.500 euros au total depuis 2012. Ce point est contesté par le camp Fillon. "Jamais Arnys n'aurait accepté 35.000 euros en cash. Ça n'existe pas", a dit un membre de l'entourage à l'AFP.

Les révélations embarrassantes pour le porte-drapeau de la droite à la présidentielle se sont accumulées, depuis fin janvier, allant jusqu'à faire vaciller sa candidature.

"Chaque jour, je reçois en pleine figure de nouvelles bourrasques. Je fais front, j'avance, je garde mon cap et je trace ma route", a-t-il lancé jeudi soir en meeting à Caen. "Je suis là, toujours là, debout, avec vous, pour vous et pour la France", a martelé l'ex-Premier ministre.

- Le déontologue saisi -

Dans ce nouveau volet de leurs investigations, les enquêteurs vont tenter de déterminer qui est l'acheteur des costumes et examiner ses liens avec François Fillon, qui est député de Paris. Le déontologue de l'Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, s'est aussi saisi lundi pour savoir si "ces cadeaux" ont "été faits exclusivement à titre privé, auquel cas ils échappent" à sa compétence, ou bien s'ils sont "en lien avec le mandat".

Les députés doivent déclarer au déontologue "tout don ou avantage d’une valeur supérieure à 150 euros dont ils ont bénéficié", "en lien avec leur mandat". Ce qui peut exclure les cadeaux de proches.

François Fillon a été mis en examen mardi -- une première pour un candidat majeur à l'Elysée -- pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Au cœur de l'affaire, l'emploi, révélé fin janvier par Le Canard enchaîné, de l'épouse de François Fillon, Penelope, comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant à l'Assemblée -- de 1986 à 2013 avec des interruptions -- alors qu'elle semblait jusque-là n'avoir eu aucun rôle politique à ses côtés, pour une rémunération totale de 680.000 euros net, soit une moyenne mensuelle de 3.600 euros. Les juges soupçonnent qu'il s'agit d'un emploi fictif, comme ceux de ses deux enfants comme assistants parlementaires, de 2005 à 2007, lorsqu'il était sénateur.

L'information judiciaire a été ouverte aussi sur d'autres soupçons de trafic d'influence -- pour lesquels le candidat n'a pas été mis en examen -- autour de ses liens avec l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de La Revue des Deux Mondes. Cette revue a salarié Penelope Fillon de mai 2012 à décembre 2013.

La société de conseil de François Fillon, 2F, a de son côté travaillé pour la holding de l'homme d'affaires, Fimalac. Et Marc Ladreit de Lacharrière a aussi a versé 50.000 euros, sans intérêts, à l'homme politique en 2013, somme qui a été depuis remboursée, mais n'a pas été déclarée.

Marc Ladreit de Lacharrière a réfuté tout lien avec son élévation en 2010, sous le gouvernement Fillon, au grade le plus élevé de grand'croix de la Légion d'honneur.

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VOS COMMENTAIRES
  • FLAMBI - 17.03.2017
    13000 euros pour deux costumes ? visiblement , ils ne connaissent pas KIABI !
  • Georges de Cayenne - 17.03.2017
    Et les slips de François Fillon, si on s'y intéressait ?
  • kiki973 - 17.03.2017
    Imaginez le Général avec un costume à 10000€
    Imaginez le Général de Gaulle avec un costume à 10000€
    Un Sarko + un fillon = deux fillous Lire Wikipeda :
    "L'histoire met en scène trois personnages principaux, Croquignol, Filochard et Ribouldingue, trois petits filous, à la fois escrocs, hâbleurs et indolents.
    Selon la volonté des éditeurs, Les Pieds nickelés est d’abord une bande dessinée dans la tradition « française » : du texte typographié raconte l’histoire sous chaque dessin. Louis Forton doit se battre pour obtenir de faire une bande dessinée plus dynamique, comme les bandes dessinées américaines où les personnages s’expriment par des « bulles ».
    Au début de leur « carrière », les Pieds nickelés se heurtent sans cesse aux forces de l'ordre dans des aventures où ils ont rarement le dessus. Peu à peu, la bande dessinée rencontrant un succès grandissant, les Pieds nickelés prennent de l’envergure et de l’audace. Ils se frottent désormais aux grands de leur époque, le président de la République, le roi d’Angleterre et le Kaiser.
    Avec la Première Guerre mondiale, la personnalité des Pieds nickelés prend encore un nouveau tour. Ils incarneront désormais les valeurs populaires françaises d’ingéniosité et de débrouillardise connues sous le nom de « système D ». Opérant derrière les lignes ennemies sous de multiples couvertures, ils roulent sans cesse les « boches », dépeints comme de gros lourdauds sans aucune finesse et faciles à berner.
    Louis Forton a continué à dessiner les Pieds nickelés jusqu’à sa mort en 1934."
  • Pôpa zo - 16.03.2017
    Héhé
    Rhôôôôôôôôô .........
    Y'a vraiment quelqu'un qui lui en veut .........

    MDR LOL puissance 10

    Au suivant ............
  • voilà - 16.03.2017
    ????
    C'est de l'acharnement. Il n'y en pas un qui vaut l"autre. Pourquoi n'y a-t-il pas de gros dossiers sur Macron et Hamon.
  • jess - 16.03.2017
    chiale à grosses larmes
  • kiki973 - 17.03.2017
    Une crèpe, un honnête homme
    Hamon = une andouille qui ne sent rien comme eût pu le dire Edgar Faure
    Macron = l’honnêteté, l'intelligence et il plait à Angela
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