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Le SE-Unsa se joint à la grève de mardi

France-Guyane 06.10.2017
Prince ESSONNE M'FOULOU ZÉ

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Le SE-Unsa se joint à la grève de mardi
De gauche à droite, Mohamed Bahoul, secrétaire académique CPE ; Nathalie Alfred-Renard, secrétaire générale SE-Unsa ; Pascal Briquet, secrétaire général Unsa-éducation ; Maurialle Kleber, secrétaire du CHSCT (PEM)

« La suppression des contrats aidés est une catastrophe pour l'éducation en Guyane » , estiment les dirigeants du syndicat SE-Unsa. En écho au mot d'ordre de grève lancé dans l'Hexagone par les syndicats de fonctionnaires, le syndicat enseignant espère constituer une union syndicale mardi.

« Les contrats aidés ne sont pas un luxe. La Guyane ne peut se passer d'aucun emploi, ni accepter la perte de 400 contrats uniques d'insertion » , juge le SE-Unsa qui appelle à manifester mardi, devant la préfecture. « Nous voulons faire de cette mobilisation un moment fort pour évoquer deux problématiques particulièrement sensibles en cette rentrée : la suppression des contrats aidés et les conditions de vie et d'exercice au sein de notre académie » , souligne Nathalie Alfred-Renard, secrétaire générale du syndicat.
« IL FAUT UN RÉVEIL COLLECTIF »
Selon les syndicalistes, l'État est revenu sur sa promesse de différer la suppression des contrats aidés dans les Outre-mer. Ils craignent qu'ils ne passent de 728 à 528 dans l'Éducation nationale en Guyane. Les secteurs les plus touchés seraient l'aide administrative aux directeurs d'écoles et la vie scolaire dans les établissements du second degré. Rien que pour cette rentrée, 10 postes administratifs seraient renouvelés, contre 86 au titre de la vie scolaire. Au final, il ne resterait que 152 agents à redéployer dans toute la Guyane pour couvrir 450 postes. Le syndicat assure que ce sera pire au second trimestre.
Les syndicalistes parlent également de locaux vétustes, de manque de matériels et d'équipements didactiques, de multiples postes encore vacants jusqu'à ce jour. Notamment dans les domaines spécialisés. Parallèlement, on observe une nette augmentation des effectifs dans les classes, alors même que le personnel enseignant est confronté à d'autres types de difficultés. Notamment celles liées au logement et à leurs conditions de vie.
« Il faut un réveil collectif pour poser toutes les problématiques de l'éducation en Guyane » , observe Pascal Briquet, secrétaire régional de l'Unsa-éducation. L'appel à la grève générale ne concerne, pour le moment, que la journée de mardi. « Toutes les catégories de personnels de l'éducation sont invitées à se rassembler devant la préfecture pour manifester leur mécontentement et leur opposition à toutes ces dégradations que nous dénonçons » , poursuit le secrétaire régional de Unsa-éducation. Il indique par ailleurs que les syndicalistes exigent un « positionnement plus ferme » du recteur d'académie sur l'ensemble des problèmes soulevés. « Il doit montrer plus d'intérêt pour la défense et la protection de ses personnels » , conclut-il.
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VOS COMMENTAIRES
  • MartinEden - 07.10.2017
    AED et CUI
    Pendant des années, les contrats AED (1650e pour 41h/s) ont été supprimés au profit des CUI (650e pour 20h/s) dans les établissements scolaires. 1 CUI pour 1 AED, déjà le compte n'y était pas. Mes collègues avec le BAC sont partis et d'autres sont arrivés sans aucun diplôme et l'envie de travailler dans l'Education Nationale.
    Alors maintenant avec la suppression des CUI, certains collèges et lycées se retrouvent avec 1 ou 2 surveillants pour 800 élèves (et +) dans la cour.
    Et après on se demande pourquoi nous avons un tel climat scolaire en Guyane.
    Tous les CUI sont gérés par un seul établissement, Jean-Marie Michotte. Vous envoyez les papiers d'un candidat au mois de septembre, il commence à travailler à la réception de son contrat au mois de MARS.
    Tout ça par courriel.
    Même La Poste avec un colis éco est plus rapide pour une livraison à des milliers de kilomètres.
    Alors les éternels râleurs contre les fonctionnaires, j'étais AED, je sais de quoi je parle mais vous ?
  • MONSIEUR GUYANE - 06.10.2017
    une grêve de plus...
    Si il y a 300 personnes dans la rue, on ouvre le champagne.
    Je crois plutôt à une minorité de quelque irréductibles nostalgiques des barrages.
    Plus personne ne suivra le moindre mouvement social ici avant 2037...
  • Paassy - 06.10.2017
    Ouais, encore une x-ième grève aux motifs vaseux, où tous les grévistes sont appelés à manifester devant la préfecture et qui seront au final une dizaine de péquins en savates-pantacourt. Le reste préférant manifester depuis son domicile ou les supermarchés, tellement ils croient à leur revendications.
    Bref, à quand un appel au travail dans l'EN ?
  • greg974 - 06.10.2017
    Au risque de vous étonner dans votre vision simpliste des choses, je suis bien d'accord avec vous sur ce point.
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