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Pou Lagwiyann dékolé - gouvernement : balle de match

France-Guyane 20.04.2017
D.N.

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Pou Lagwiyann dékolé - gouvernement : balle de match
Le préfet Martin Jaeger et Davy Rimane du collectif se sont exprimés hier soir sur les contre-propositions du gouvernement (TF)

Suite aux contre-propositions apportées mardi soir par le gouvernement en réponse au projet d'accord du collectif, hier ce dernier déclarait « être à l'orée d'une signature possible » . Il a toutefois appelé à la ville morte aujourd'hui.

« Ça avance sereinement, on arrive à du concret » , déclarait hier matin Davy Rimane, membre du collectif et responsable UTG de la branche éclairage. Les membres du collectif Pou Lagwiyann dékolé se sont penchés sur les notes envoyées par le gouvernement en réponse au projet d'accord durant toute la journée d'hier dans le bâtiment de la Cas EDF à Montabo.
S'ils ont fait des annonces contradictoires toute la journée dans leur communication, Davy Rimane a fini par faire une annonce vers 20 heures, après la conférence de presse du préfet relative aux réponses apportées par le gouvernement (NOS VIDEOS ICI).
LE PRÉFET SATISFAIT, LE COLLECTIF PAS COMPLÈTEMENT
Martin Jaeger a annoncé hier soir qu'il avait travaillé ces derniers jours avec le pôle économique du collectif. Celui-ci a souhaité reprendre point par point les engagements qui avaient été signés avec la ministre des Outre-mer, sur l'état d'avancement des points qui avaient été pris, sur ceux qui restaient à mettre en oeuvre et ceux qu'il convenait de souligner auprès du prochain gouvernement.
Concernant la proposition de protocole du collectif et les contre-propositions du gouvernement y faisant suite, le préfet a expliqué avoir travaillé avec tous ceux qui l'avaient souhaité : « Je vais mettre dès ce soir un projet qui sera soumis à la signature de ceux qui veulent adhérer à un protocole de sortie de crise » , a-t-il déclaré, avant d'ajouter qu'il invitait chaque élément du collectif ayant oeuvré à la résolution du conflit à signer ce document.
De l'autre côté, Davy Rimane a annoncé des avancées significatives. Concernant le milliard d'euros accordé par le gouvernement notamment, « nous voulons que ce montant vienne dans un cadre spécifique par rapport à la réalité guyanaise et non dans le plan de convergence » . Il a aussi expliqué que le gouvernement avait validé le principe du projet Guyane, phase 2 de la mobilisation citoyenne, projet qui devra être validé in fine par les élus locaux, sans lequel aucun débat sur l'évolution statutaire ne pourra se faire.
(TF)
MEETING CE SOIR AUX PALMISTES
Enfin, dans sa contre-proposition, l'État a acté qu'il n'y aurait aucune poursuite pénale, financière et judiciaire à l'encontre des personnes ayant participé au mouvement. « Nous sommes à l'orée d'une signature possible, qui pourra peut-être se faire très rapidement. Nous demandons à la population de participer à une journée ville morte demain et les poids lourds ne rouleront pas » , a-t-il déclaré. Il a donné rendez-vous à la population ce soir place des Palmistes pour faire un point d'étape très important. Cet après-midi, le collectif rencontre les élus de la CTG afin de dialoguer sur le protocole. D'ici là, les barrages persistent.
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VOS COMMENTAIRES
  • Keskimariv - 21.04.2017
    Qui a dit que le ridicule tuait ??
  • Melville - 20.04.2017
    Allô les Brigandins et les Brigandines !
    On voudrait espérer que le Kolectif pou dékolé la Guyann vous a finalement convaincu que la Guyane est plus que « dé-ter-mi-née ». C’est la Guyane, et elle seule, qui décide quand et où elle lance son mouvement social. C’est aussi la Guyane, et elle seule, qui décide si et quand elle doit mettre un terme à sa mobilisation. Les insultes des Métros-Colons, votre suffisance, votre morgue, votre outrecuidance, votre ton hautain n’y feront rien. Nous avons décidé de prendre en charge notre destin, malgré vous. Comment mieux vous prouver, Brigandins et Brigandines, selon le douteux nom d’emprunt choisi par l’un des vôtres, comment mieux vous prouver, disais-je, que vous perdez votre temps avec nous et que vous nous obligez à perdre le nôtre avec vous ?
  • Pôpa zo - 21.04.2017
    Blue Whale Challenge
    Yo Don Quichotte, y'a un nouveau jeu qui fait FUREUR !

    Si tu veux j'te trouve un tuteur ....... haha

    Au Suivant ........
  • Mastarraide - 21.04.2017
    Brave chose
    Tiens la chose on parle de vous avec condescendance et réalisme .Ça va te plaire entre deux sandwichs.

    https://blogs.mediapart.fr/diogenedarc/blog/200417/guyane-clap-de-fin-ou-pas
  • Matouryman - 20.04.2017
    Ministre
    RectificationLa Guyane à eu 2 ministres
  • Captain Saramaca - 20.04.2017
    Guyane morte
    500 dépots de bilans: chiffre annoncé cet après midi à la CTG.

    Objectif Guyane morte: validé!

    Merci qui?
  • Mastarraide - 20.04.2017
    Secte UTG
    À quelle secte appartiennent les illuminés qui coulent le département depuis un mois ? Rimane est il le gourou ?
  • Captain Saramaca - 20.04.2017
    Réponse logique
    Sondage Guyane 1ere du jour: "Doit-on maintenir les barrages"?

    Le OUI obtient 12,9%

    Soit exactement le score cumulé du Walwari + du MDES aux dernières consultations électorales.

    Simple coïncidence?
  • Pôpa zo - 20.04.2017
    Gueule de bois
    Nous sommes en droit, après toutes ces vicissitudes, malgré les polémiques, malgré les blocages et autres violences de non droit opérés par certains manifestants de se poser certaines questions.
    Cela fait 30 ans ou plus de retard structurel en Guyane. Mais pendant tout ce temps, il y a eu des élections, il y a des syndicats, il y a des députés et des sénateurs qui rapportent les cris et les maux de la population, et même une ministre , excusez du peu. Est-ce la sourde oreille des divers gouvernements depuis 30 ans, est-ce l’incompétence de nos élus, de nos syndicats ? dans ce cas, il faut que certains changent de métier, ou prennent leurs retraites pour laisser du sang neuf et surtout pas de népotisme, du sang neuf et des cerveaux déconnectés des emprises familiales des nantis de Guyane. La négociation ne s’improvise pas, c’est un métier, et ici apparemment, ils n’ont pas compris le mode d’emploi.La plupart des grandes richesses guyanaises n’apportent rien à la société civile, leurs biens principaux ne sont basés que sur du foncier. Que ces gens investissent dans l’industrie avant de crier Haro sur l’économie de comptoir. La seule boutique qui fonctionne correctement (CSG) avec quand même 9000 emplois directes et indirecte est bloqué depuis 1 mois pour d’obscures raisons de répartition des responsabilités entre État et Privé . Le foutoir et l’anarchie sont entretenus par certains mouvements sectaires, le réveil risque d’être difficile et la gueule de bois phénoménale.
  • Melville - 21.04.2017
    Les étranges interrogations de Papa Zozo
    Ah ! le CSG, « La seule boutique qui fonctionne correctement », dixit Papa Zozo, et dont l’avenir risque d’être compromis par ces abrutis de Guyanais. N’est-ce pas, Papa Zozo ? Le hic, et il est temps que vous le saisissiez, c’est que les Guyanais sont d’un tout autre avis. Et vous, qui avez choisi de vivre en Guyane, sans doute seriez-vous bien inspiré d’aller les écouter un peu. Vous comprendriez alors combien ils en ont assez que le CSG profite plutôt aux Métros, à la France et à l’UE, et ne leur verse que des miettes. Selon un économiste guyanais, le CSG reverse à la Guyane à peine 4 % de ce qu’elle lui rapporte. Le plus grave, c’est que cette activité spatiale génère des retombées dans une économie de type comptoir colonial. Le fonctionnement est d’une simplicité biblique. Tout l’argent que verse la France en Guyane, sous la forme de salaire de fonctionnaires, de prestations sociales, de dotation, de subventions…, repart aussi sec vers la France via la masse des biens que nous importons. Et pour cause. Nous ne produisons rien ni ne transformons rien. Quand la France verse 100 euros à la Guyane, elle en récupère près de 90,00. Comprenez-vous mieux maintenant, Papa Zozo, pourquoi la France n’est guère pressée de mettre un terme à notre économie de comptoir colonial ? Sans doute comprendrez-vous mieux également pourquoi les Guyanais aspirent tant à changer de modèle économique, et sans vous demander votre avis. Un nouveau modèle basé sur un pacte de compétitivité.
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