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Services techniques : le bilan après un mois de grève

France-Guyane 09.04.2018
Marie GUITTON

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Services techniques : le bilan après un mois de grève
Marie-Laure Phinéra-Horth, la maire de Cayenne, et Gilles Beaudi, représentant UTG, ont signé un protocole d'accord samedi (MG)

La grève est levée à Cayenne. Les agents des services techniques n'ont pas obtenu le départ du directeur opérationnel. Des travaux dans les ateliers et une enquête sur les risques psychosociaux seront néanmoins menés.

Après un mois de blocage, les services techniques peuvent reprendre le travail normalement. Les agents grévistes, représentés par Gilles Beaudi (UTG), ont signé samedi matin un protocole d'accord avec la maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth.
Le directeur opérationnel, dont ils demandaient le « déplacement » au regard de ses méthodesjugées « autoritaristes » , est maintenu. Une simple lettre de cadrage lui a été adressée afin qu'il ne travaille désormais plus qu'avec les chefs de pôle.
Les agents n'ont pas non plus obtenu le paiement des jours de grève. Pour Marie-Laure Phinéra-Horth, la poursuite du mouvement, la semaine dernière, n'a donc servi à « rien » : « Ils ont signé les mêmes propositions que celles que je leur avais faites avant. La lettre de cadrage a été remise au directeur opérationnel dès le 23 mars, et nous avions déjà travaillé sur les 16 autres revendications... »
250 000 EUROS DE TRAVAUX
Une enquête externe sur les risques psychosociaux et un comité de suivi seront mis en place dans le courant de l'année. Une note rappelle désormais que les véhicules qui ne sont pas en règle ne doivent pas circuler. Et 250 000 euros ont été inscrits dans le budget prévisionnel pour 2018, afin de réaliser des travaux (notamment d'étanchéité) dans les ateliers.
« Il fallait bien, à un moment, qu'on lève la grève et qu'on reparte dans un esprit apaisé au travail. Nous avons trouvé un terrain d'entente... » , a simplement commenté samedi Gilles Beaudi, évasif face à l'échec de la principale revendication des grévistes.
Vendredi, le juge des référés avait enjoint au syndicat UTG ainsi qu'à tout occupant de débloquer le site, sous astreinte de 5000 euros par personne et par jour de retard.
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