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Ramer contre vents et marées

France-Guyane 08.09.2017
Propos recueillis par J. Al.

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Ramer contre vents et marées
L'Asdo Cup se court entre Kourou et les îles du Salut, en pirogue traditionnelle (photo d'archives)

Demain, treize équipages s'élancent de la plage de la Cocoteraie de Kourou pour la 3e édition de l'Asdo Cup, unique course de pirogues traditionnelles en haute mer. La course relie Kourou aux îles du Salut, en faisant le tour de l'île de Saint-Joseph, avec changement d'équipage, sans arrêt du chrono. C'est environ 30 km de rame que vont entreprendre les équipes pour leur rentrée. Myrto Adélaïde, organisateur, en dit plus.

L'Asdo Cup est une épreuve qui plaît aux rameurs. Comment s'annonce-t-elle ?
Oui, il y a de l'engouement pour cette course. Depuis la première Asdo Cup, les chiffres de la participation augmentent. C'est une course assez dure, car nous ne sommes pas habitués à ramer en haute mer en Guyane. Cependant, cette épreuve est très attendue des rameurs. Elle est aussi perçue comme un bon entraînement de fond, qui va remettre les idées en place, surtout en vue des Maîtres de la pagaie, début octobre. Mais c'est surtout une fierté pour les rameurs, je pense, de ramer en haute mer.
Comment se passe l'organisation ?
Ce sont toujours des dossiers à travailler en profondeur avec les autorités compétentes pour les questions de sécurité et d'autorisation. En interne, nous avions la préoccupation du ponton de
Saint-Joseph. La course passe entre Saint-Joseph et Royale. Nous avons demandé au Cnes la possibilité d'utiliser celui de Royale pour changer le circuit... pour ne citer que cet exemple. Les Affaires maritimes nous ont délivré l'autorisation. En Guyane, nous ne sommes pas encore suffisamment habitués aux courses en haute mer. Tout va plus vite lorsqu'il s'agit du fleuve. Je comprends tout de même les questionnements des autorités. Il faut prendre des précautions sérieuses. L'Asdo est connue maintenant pour sa rigueur, et donc pour la sécurité demandée pour ce genre d'épreuve.
Quels sont vos rêves pour la pirogue ?
Ce ne sont pas des rêves, c'est une volonté pour moi. Je serais très heureux de voir la pirogue rentrer comme un sport, à part entière, à l'Éducation nationale. Nous avons envie de transmettre tout cela aux plus jeunes. Cela se fait lentement mais sûrement. À Kourou, il y a trois équipes de collégiens. Il faudrait que des équipes se montent dans l'Ouest. L'Asdo oeuvre pour cela. Il y a beaucoup à faire. Mon plus grand souhait, c'est que les jeunes de Guyane se tournent davantage vers ce sport d'équipe.
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