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SAINT-LAURENT DU MARONI - Les habitants de la Charbo au chevet de leur quartier

France-Guyane 14.11.2017
Fabienta PROSPER

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Les habitants de la Charbo au chevet de leur quartier
La Charbonnière, à Saint-Laurent du Maroni, un quartier populaire en bord de fleuve reconnaissable à ses toits typiques très pentu (Éric Léon)

Ferdinand Boisrond, ancien habitant du quartier, a rassemblé une trentaine d'habitants à la grande salle, vendredi. Ils ont discuté des actions à mener pour rendre plus attractif le quartier et améliorer le cadre de vie.

Il se souvient qu'à l'époque où il y vivait, La Charbonnière, à Saint-Laurent, « n'était pas comme ça! C'est un quartier qui me tient à coeur et ça me fait de la peine de le voir dériver comme ça et que personne ne fasse rien. » Ferdinand Boisrond, président de l'association Ouest-union, est décidé à prendre les choses en mains et à rassembler les habitants autour de la même cause : l'amélioration de leur quartier.
À la grande salle, ils étaient plus d'une trentaine à aborder les soucis du quotidien et les actions à mettre en place pour les régler. Et aussi, à s'interroger sur qui pourrait leur venir en aide. Car pour Ferdinand Bois-rond, la Charbonnière aujourd'hui, ce sont des squats, des ordures, des bardeaux des maisons les plus anciennes qui se dégradent, des constructions illégales à droite, à gauche et un quartier qui devient un ghetto.
Les anciennes maisons en bois présentent des fuites d'eau, des éboulements, de la casse et sont rongées par des termites. La solution serait de trouver des collectivités prêtes à aider au financement de la réhabilitation de certaines maisons pour les cas de dangers imminents.
Ensuite viennent les problèmes des canaux qui se bouchent en période de pluie et provoquent des inondations dans le quartier. « Nous approchons la Noël, les gens seront sous l'eau. Nous recherchons des personnes, des administrations prêtes à aider à déboucher les canaux. » S'agissant des tas d'ordures qui s'amoncellent à chaque coin de rue, des discussions doivent être menées avec la communauté de communes pour l'installation de bennes et leur ramassage.
DES TRAFICS EN TOUT GENRE
Reste le « gros problème d'insécurité » : « Des grandes personnes sont là et ont peur des voleurs qui leur rendent visite systématiquement. Elles ont peur de sortir le soir. À quoi s'ajoutent tous les types de trafic. Il faut qu'on puisse alerter le (nouveau) sous-préfet et le responsable de la gendarmerie. » Ferdinand Boisrond insiste sur la nécessité que les commerces de nuit soient immatriculés. Les habitants, eux, réclament la pose de dos-d'âne pour ralentir la circulation, la construction d'aires de jeu, l'aménagement d'un terrain de foot, la mise en place d'un marché hebdomadaire et l'installation de bancs près de la stèle des peuples marrons. Dernier souhait : un bureau pour rapprocher les administrations des habitants, notamment les anciens. Toutes ces demandes, Ferdinand Bois-rond promet de les adresser aux pouvoirs publics dans les prochains jours, en espérant des réponses rapides et concrètes.
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