LOISIRS - MUSIQUE

MUSIQUE - « Je n'entre dans aucune case »

France-Guyane 07.11.2018
Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH

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« Je n'entre dans aucune case »

Jmax était la semaine dernière en résidence artistique à Mana, dans le cadre du Festival international du conte, en compagnie, entre autres, de Prof A, Jean-Marie Ragald et Thierry Cham. L'occasion pour le chanteur martiniquais de répondre à nos questions.

Racontez-nous votre résidence artistique à Mana...
.En quatre jours, nous avons produit quatre titres, que nous avons ensuite chantés devant le public de Mana. C'était un mélange des genres. Je l'ai pris comme un challenge. Je suis un chanteur sans case. Même si mon genre de prédilection reste le dancehall, je peux faire de tout.
Quelles sont vos influences ?
J'ai grandi en écoutant Buju Banton, Sizzla, Capleton, Vybz Kartel, Aidonia... Beaucoup de Jamaïquains. Le déclic s'est produit avec Admiral T. De voir qu'un Antillais faisait ce qu'il faisait, ça m'a donné envie de me lancer.
Vous avez collaboré avec les Guyanais Poplane, Ken Vybz, D-Myan, Wallass... Quel est votre regard sur la scène urbaine guyanaise ?
Il y a beaucoup de talent. Je big up aussi Gifta, Chani Man, Jahyanai et Bamby. Dès que ça me parle, j'écoute. Peu importe d'où ça vient. La musique évolue. Par rapport à Kalash et Jahyanai, les maisons de disque regardent plus les Antilles-Guyane.
Vous avez un nouveau titre, Love, qui est déjà sur les ondes...
Love parle d'une histoire vécue. Je m'inspire toujours de ce que je vis. Quand je raconte quelque chose que je n'ai pas vécu, ça ne sonne pas bien. Les paroles sont 100% en français pour essayer d'élargir mon public. Le clip arrive bientôt!
Vous avez également sorti un projet 100% dancehall en 2018 : Pull di Trigger...
Pull di Trigger est disponible sur les plateformes de streaming. C'était d'abord un projet destiné à l'underground et ça a bien pris. On a dépassé les 200 000 streams. D'ailleurs j'ai un message pour le public antillo-guyanais : on ne streame pas assez nos artistes sur Deezer, Spotify, iTune... Je tiens à dire aux jeunes de ne pas se baser sur les vues Youtube. Si le son est bon, ça se voit dans les streams.
C'est un nouveau mode de consommation de la musique. Faut-il obligatoirement s'adapter ?
Ce n'est pas une obligation, mais je ne veux pas rester sur mes acquis. Je me suis mis en mode Vybz Kartel. Dès que j'entends un riddim qui me plaît, je pose dessus. Donc j'ai plein de sons dans mon coffre-fort! J'essaie aussi de faire des titres qui n'ont pas de date de péremption, comme Fanatik Girl ou Es nou pa té tro jèn. Plus les années passent, plus les gens aiment ces titres. D'autres sont à consommer vite, comme MacDo (rires).
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