LOISIRS - MUSIQUE

Mo'Jazz Festival, deuxième soirée

France-Guyane 08.11.2018
Marlène CLÉOMA

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Mo'Jazz Festival, deuxième soirée

Après la Martinique de Jean-Claude Montredon et le Sénégal d'Hervé Samb hier soir, escale du côté de Londres avec la chanteuse britannique Ala.ni (à 20 heures) sans oublier l'Italie avec le saxophoniste Stefano Di Batista (à 21h45). Ils se produisent ce soir à la salle du Zéphyr, à Cayenne.

ALA.NI, chanteuse : Entre jazz, blues, soul et lounge
De parents originaires de la Grenade, Ala.ni, de son vrai nom Alani Charal, commence sa carrière musicale en tant que choriste avec « Monsieur » Andrea Bocelli, Mary J. Blige ou encore Damon Albarn.
Le style d'Ala.ni ? Elle mélange le blues à la soul et au lounge. La petite protégée de Damon Albarn combine la musique de Broadway, notamment celle de la chanteuse américaine Billie Holiday.
Pour son premier concert en Guyane, la chanteuse interprétera en chanson des titres de son premier album You & I et des morceaux issus de son EP. À chacune de ses prestations, la voix magique et enchanteresse d'Ala.ni envoute le public. Pour ce premier partage avec les Guyanais, elle ne souhaite que cela : « Envoûter le public. »
STEFANO DI BATTISTA, saxophoniste : Le jazz à l'état pur
Comme le souligne si bien Gilles Vernet, le président du Mo'Jazz Festival, Stephano Di Battista, c'est le jazz à l'état pur pour les mélomanes. Le saxophoniste cultive une virtuosité du saxophone et une présence sur scène qui en ont fait l'un des musiciens les plus remarqués en France, des amateurs comme du grand public, dans les années 1990. Adepte des traits véloces comme il est de rigueur pour de nombreux artistes depuis Charlie Parker, il n'oublie pas de laisser parler sa fibre italienne sur les ballades, qui le porte vers le chant. C'est durant son enfance dans les environs de Rome que Stefano Di Battista s'initie à la musique, dans un orchestre de quartier composé majoritairement de cuivres. Ayant débuté le saxophone à l'âge de 13 ans, il s'intéresse au jazz par le biais de disques d'Art Pepper et de Cannonball Adderley, deux musiciens qui resteront, pour lui, « des influences durables » . Il suit une formation académique avant de commencer « le métier » dans la variété. La rencontre avec Massimo Urbani (1957-1993), saxophoniste alto italien marqué par le feu parkérien, joue également un rôle déterminant dans son ambition à devenir un musicien de jazz. Vous l'aurez compris cette figure du jazz ne laissera personne indifférent ce soir.
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