LOISIRS - MUSIQUE

SAINT-LAURENT DU MARONI - « Mon rêve est qu'il y ait dix Bamby en Guyane »

France-Guyane 18.03.2017
Propos recueillis par Fabienta PROSPER

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« Mon rêve est qu'il y ait dix Bamby en Guyane »
Jahyanai King et Bamby en répétition avant le concert, à Saint-Laurent (FP)

Ce soir, l'association Panach'club organise la Fashion Dancehall Night à la Roche Bleue. Bamby et Jahyanai King sont deux des têtes d'affiche. Ils promettent de mettre le feu.

Que préparez-vous pour les Saint-Laurentais ?
Jahyanai King et Bamby. Un super-show en live, du feu! Beaucoup d'énergie, beaucoup de son. Ce n'est pas tous les jours qu'on vient performer à Saint-Laurent et on sait que c'est un public très, très chaleureux. Nous allons leur donner ce qu'ils demandent : une belle performance, une belle interaction entre eux et nous.
Pas trop stressée pour ce show en live ?
Bamby. Ce n'est pas notre première prestation à Saint-Laurent, et j'ai un souvenir super, super chaleureux. Le stress y est mais je sais qu'à peine le pied posé sur les planches, il s'en ira parce qu'ils sont toujours très accueillants ici.
Quel message pour la jeunesse de l'Ouest ?
Jahyanai King et Bamby. Rien n'est perdu d'avance. L'espoir est mon mot préféré. La persévérance. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. La réussite est accessible à tous. Saint-Laurent est une étape importante parce que c'est là où on m'a donné ma chance, surtout au Panach'Club. J'y ai fait mes premières prestations en live. Je veux dire à la jeunesse de ne jamais lâcher. On est entouré de tentations mais j'ai fait le choix de me sacrifier pour ma musique. Faites ce que vous aimez mais gardez les mains propres.
Quelle est l'importance de jouer en live ?
Bamby. C'est une performance. C'est un vrai spectacle. Là, il y a une interaction entre les musiciens et nous. Le spectacle vit vraiment, on peut modifier les instruments, s'amuser dessus, faire du freestyle. On peut demander à la bande de tout arrêter, alors que quand c'est sur CD, c'est plus compliqué. Il y a une vraie alchimie entre le public et la bande. On peut faire monter des gens sur scène pour danser.
Parlez-nous de la tournée au Canada...
Jahyanai King. On n'est pas tout le temps sur les mêmes dates. Il y a le Bad Gyal Bamby Tour et le Rude King Tour. Je me produis au Canada, à Montréal, pour l'anniversaire d'un mouvement antillo-guyanais qui s'y développe. Ce sera ma première fois à Montréal. Je pars représenter la Guyane. J'ai froid mais je suis chaud.
Quelle suite pensez-vous donner à votre carrière de représentante du dancehall guyanais ?
Bamby. La suite est toute simple. Je continue de faire ce que je fais depuis le début, chanter, avec le coeur, avec Jahyanai, travailler des projets pour faire danser, pour faire chanter, pour mon public féminin et masculin. Je représente le dancehall guyanais mais je ne suis pas la seule, je pense. On essaie de faire au mieux pour être les meilleurs dans notre domaine. Pour le moment, je suis là et je continuerai à faire le travail comme il faut.
En tant que producteur, comment trouvez-vous Bamby ?
Jahyanai King. Bamby, c'est la meilleure! Si je ne croyais pas en elle, je ne l'aurais pas emmenée à mes côtés. J'ai vu en elle un potentiel que je n'ai pas vu ailleurs. Voilà des années qu'on se connaît et que j'essaie de lui mettre la main dessus. Mon rêve est qu'il y ait en Guyane au moins dix Bamby.
Que devient Rude Things Record ?
Jahyanai King. On est là, rien ne bouge. Tous les projets arrivent avec pas mal de singles pour différents artistes. Restez connecter pour suivre la suite. Il y a des nouvelles tendances musicales qui arrivent pour la musique guyanaise.
Déjà 2 millions de vues pour Run di place en deux mois...
Jahyanai King. Ça vient de nous, c'est la formule. C'est la musique qui a parlé, avec une très bonne instrumentale et un clip très original. Tout ça a fait le succès du titre. On a des physiques atypiques, les gens me demandent qui nous sommes, d'où nous venons... On nous prend même pour des Jamaïquains!
Parlez-nous de votre nouveau son avec le chanteur anglais Myssa More ?
Jahyanai King. Il a fait appel à moi, il m'a découvert grâce au titre Pump Action. Il a ensuite voulu qu'on collabore sur le titre Bunny. Il m'a demandé d'aller le rejoindre en Angleterre pour tourner le clip. C'était vraiment un échange bien plus que musical. Il est devenu un bon pote et je compte même le ramener en Guyane. C'est ça la base de la musique : le partage et l'échange.
Comment vous êtes vous découverts ?
Jahyanai King. On se connaît depuis la 6e. Elle était à fond sur ses études et moi sur la musique. Du coup, on s'est perdu de vue pendant un moment. Nous nous sommes revus en 2015 et je lui ai dit : on essaie. On a créé Real Wifey et je lui ai dit que ce sera un tube. Le son a fuité et s'est retrouvé sur les groupes Whatsapp. Rapidement, nous avons réalisé le clip et il a été aimé. Depuis, elle ne traîne plus les pieds pour venir au studio.
Raconte-nous un peu ton parcours...
Bamby. Depuis l'âge de 3 ans, je danse, j'adore la musique. Je m'amusais sur des sons de Mulan qui était mon premier CD. Je le jouais en boucle! Ma mère m'achetait de la musique que j'écoutais tout le temps. Ensuite, j'ai commencé avec mon professeur en CM2, Francis Nugent. La première fois où j'ai été en studio, c'était pour être choriste sur un de ses albums à l'époque. Pour le casting, j'ai chanté Le Roi Lion, il était choqué et m'a dit que je savais chanter. Un jour, pour un spectacle à l'école, il m'a dit que je n'avais pas le choix et que je devais chanter devant tout le monde. À l'époque, j'étais très timide. De là, j'ai su que je chantais. Et depuis je n'ai pas arrêté
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