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HISTOIRE - Tromelin pour ne pas oublier l'esclavage

France-Guyane 18.05.2017
Fabienta PROSPER

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Tromelin pour ne pas oublier l'esclavage
La salle de la Relégation collective accueille l'exposition « Tromelin, l'île des esclaves oubliés » , jusqu'au 24 juillet (FP)

Dans le cadre du Mois de la commémoration de la seconde abolition de l'esclavage, Saint-Laurent du Maroni accueille une exposition à la salle de la Relégation collective du camp de la Transportation. Elle est visible jusqu'au 24 juillet.

Cette année, la ville de Saint-Laurent a choisi de s'envoler pour Tromelin, un îlot désert situé au large de Madagascar, pour commémorer le Mois de la seconde abolition de l'esclavage. Samedi soir, les membres du Ciap, centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine, et les représentants de la mairie ont inauguré une exposition consacrée à cette île, au son des tambours.
Cette exposition est visible au camp de la Transportation, à la salle de la Relégation collective, jusqu'au 24 juillet. « Tromelin, l'île des esclaves oubliés » retrace à la fois l'histoire des esclaves oubliés à Tromelin et les fouilles archéologiques qui ont été menées sur le site.
L'Utile, un navire de la Compagnie française des Indes orientales parti de Bayonne le 17 novembre 1760, s'échoue le 31 juillet 1761 sur l'île de sable nommée aujourd'hui Tromelin. À son bord, 160 esclaves malgaches achetés en fraude et destinés à être vendus à l'actuelle île Maurice, ancienne île de France. Quatre-vingts esclaves seront abandonnés sur cette île inhospitalière avec la fausse promesse de revenir les chercher, alors que l'équipage réussit à regagner Madagascar sur une embarcation de fortune. Ce n'est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le futur chevalier Tromelin, commandant de la corvette La Dauphine, sauve les huit derniers survivants : sept femmes et un enfant de 8 mois.
Le choix de cette île pour la ville de Saint-Laurent a pour but de rappeler une page importante de l'histoire maritime ainsi que la question de la traite négrière et de l'esclavage dans l'océan Indien. Mais aussi de montrer des similitudes culturelles entre la population de cette île et la Guyane.
Ateliers, conférences, bronzes
L'exposition a été montée en partenariat avec l'Inrap, Institut national de recherches archéologiques. Elle se tient jusqu'au 24 juillet avec, en outre, des ateliers, des conférences et d'autres expositions. Cette semaine, le service patrimoine de la ville propose des visites guidées aux scolaires. Un bronzier du Burkina Faso, Firmin Fanou, est attendu à partir du 9 juin pour présenter ses créations et travailler autour du thème des bracelets d'esclaves avec des ateliers.
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