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SANTÉ - Brésil : la fièvre jaune tue une centaine de personnes en deux mois

France-Guyane 13.03.2017
P. R.

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Brésil : la fièvre jaune tue une centaine de personnes en deux mois
Les États les plus touchés sont ceux qui n'avaient pas l'obligation d'assurer une couverture vaccinale de la fièvre jaune (photo d'archives)

La plus grosse épidémie de fièvre jaune depuis cinquante ans touche actuellement plusieurs États du sud du Brésil. Selon l'ARS, il n'y « aucun risque » que cette épidémie touche la Guyane.

Depuis le début de l'année, une épidémie de fièvre jaune s'abat sur plusieurs États du Brésil. Une centaine de municipalités seraient touchées et plus de 1 000 cas suspects ont été notifiés. Une épidémie jugée « historique » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le ministère brésilien de la Santé a pour l'instant reconnu la mort d'une centaine de personnes, infectées par le virus. Une campagne de vaccination a été lancée. Mais la réponse tardive des autorités fait craindre une propagation du virus dans les grandes villes du pays. Décelée d'abord dans l'État du Minas Gerais, elle est désormais présente dans les États de São Paulo, de l'Espirito Santo, de Bahia et de Rio de Janeiro. La capitale Brasilia a - tardivement - fourni à ces États 9,9 millions de doses supplémentaires de vaccins. La propagation de ce virus, transmis par un moustique, est inédite au Brésil depuis les années 1960.
Les autorités sanitaires de Guyane suivent l'évolution de l'épidémie de près. Contacté par nos soins, le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) Jacques Cartiaux estime qu'au vu de la « couverture vaccinale » de Guyane, il n'y a aucun risque que cette épidémie touche le département, mais ses services restent tout de même vigilants. « Le vaccin contre la fièvre jaune est le plus efficace des vaccins » , répond-il. Au Brésil, l'épidémie a d'abord touché des États qui n'avaient jusqu'à présent pas l'obligation d'assurer d'une couverture vaccinale pour la fièvre jaune.
Les singes meurent par milliers
Premières victimes de la fièvre jaune, plusieurs espèces de primates ont disparu des forêts du littoral brésilien en deux mois. Le primatologue Sérgio Lucena, interviewé par le journal O Globo, rapporte que 600 cadavres ont été retrouvés en un mois dans la réserve biologique de Santa Lucia, dans l'État d'Espirito Santo et que cela ne constitue que 10 à 20% du nombre réel d'animaux touchés par la maladie. Seuls ceux tombés à terre peuvent être comptabilisés, une grande partie restant cachée dans les hautes branches.
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